Les Vérités de Nicole Touati

Virus

Pourquoi l’Allemagne a-t-elle moins de morts par le Corvid 19 que la France ?
Prenant les données du 16 mars , il y avait en Allemagne 6012 cas confirmés dont 13 morts, soit un taux de mortalité de 0,6 %, ces données ont été livrées par l’Institut Robert Koch, responsable du contrôle et de la lutte contre les maladies au niveau fédéral. Au même moment, la France comptait 6 633 cas confirmés, dont 148 morts soit un taux de mortalité de 2,2 %.
A quoi est due cette différence ?
L’Allemagne a fait beaucoup de tests très tôt . Ce pays dispose d’une capacité de dépistage massive de 12 000 tests par jour. Même des Drive ont été installés dans tout le pays suivant le modèle israélien et coréen qui permettent d’effectuer des tests rapidement. Ce système a permis aux autorités sanitaires d’observer de très près le début de l’épidémie.
La France elle a dû réserver ces tests seulement aux patients qui présentaient des symptômes de la maladie car elle n’a qu’une capacité de 2500 tests par jour.
En résumé, en France on ne recense que les cas les plus graves donc il est impossible de comptabiliser le nombre exact de personnes infectées.
A ce jour, Le nombre de morts total en Allemagne à cause de cette pandémie est de 55 et le nombre de cas confirmés est 18.610.
L’Allemagne dispose de plus de places en soins intensifs
Selon les données de Eurostat, l’Allemagne disposait déjà en 2017 de 601,5 lits en soins intensifs pour 100 000 habitants alors que la France disposait de 309 lits et l’Italie de 262,5 lits pour 100 000 habitants.
Pour tenter de prévenir un scénario à l’italienne, l’Allemagne a elle aussi mis en place des mesures drastiques : la population est appelée à “rester à la maison” et à renoncer aux vacances dans le pays et à l’étranger. Les frontières avec cinq pays – dont la France – ont également été fermées, tout comme les écoles et elle a interdit l’exportation de masques de protection vers les autres pays. Ce fait a d’ailleurs créé un incident diplomatique avec la Suisse qui s’est vue annulée une commande qu’elle avait passé.
Puis alors supposer que l’épidémie a été plus désastreuse en France, en Italie et en Espagne parce que tout simplement leurs systèmes sanitaires présentaient de grandes lacunes. D’après moi, oui et absolument !
Nous ne pouvons pas oublier la pénurie de systèmes de protection comme les masques. Il m’a semblé nécessaire faire une petite recherche à ce sujet :en mai 2009, lors de l’épidémie de grippe A (H1N1), les stocks de masques FFP2 étaient évalués à 580 millions d’unités , dont 229 millions étaient périmés.
463 millions pour le stock stratégique et 117 millions pour le stock des établissements de santé. Le Sénat avait fait mention de difficultés dans le suivi du “stock national santé” qui était déposé dans 72 sites en France.
Au mois de juin suivant, il semble que 400 millions de masques FFP2 supplémentaires avaient été commandés.
En 2011, une grande concertation avait été organisée pour décider la quantité de matériel nécessaire en France pour affronter une éventuelle et nouvelle épidémie. Le ministre de la Santé affirmait alors que ces réflexions n’avaient pas débouché sur la mise en place d’une réserve de masques FFP2.

En résumé, si le ministre expliquait qu'”il n’y avait pas de stock d’état pour les FFP2, la France disposait tout de même, début mars, d’une réserve de 145 millions de masques chirurgicaux.

En 2013, une nouvelle philosophie sera appliquée par le secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qui a considéré entre autre que “le recours systématique aux masques de protection respiratoire de type FFP2 a montré ses limites en termes d’efficacité car la gêne voire la difficulté respiratoire liées à leur port, conduisent à un faible taux d’utilisation” !

Ce changement est rappelé deux ans après dans un rapport du Sénat : “Le stock national géré par l’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires [Eprus] concerne désormais uniquement les masques de protection chirurgicaux à l’attention des personnes malades et de leurs contacts. »

Sachez que ce stock est géré depuis 2016 par Santé publique France .
Si vous désirez lire le rapport du Sénat :
https://www.senat.fr/rap/r14-625/r14-6254.html

Il faudra m’expliquer comment un gouvernement peut prendre de telles décisions après des situations avérées comme Chernobyl, les différentes épidémies comme la grippe aviaire de 2004, le H5N1 et de la pandémie de 2009 avec le virus H1N1 sans parler du risque d’attaques NBCR – Nucléaire- Biologique- Chimiques – Radiologiques.

Le gouvernement a retenu opportun passer la responsabilité des stocks de masques de protection des personnels santé notamment aux employeurs ! Il a donc été décidé que “la constitution de stocks de masques de protection des personnels de santé sont désormais à la charge des employeurs” ! En outre, cette nouvelle doctrine permet de ne pas renouveler certains stocks arrivant à péremption.

Vu et considéré que ce seront les établissements de santé à devoir gérer leurs stocks de masques, et là encore il y aurait des enquêtes bien approfondies à faire mais c’est un autre sujet, les réserves d’état se sont évaporées au cours des années et voici comment nous en sommes arrivés là.
La France, en temps normal a besoin de 4 à 5 millions de masques par semaine, en ce moment, la nécéssité est de 50 millions de masques par semaine. Vous comprendrez donc ma colère quand le gouvernement a annoncé en grandes pompes que l’armée aurait livré 5 millions de masques comme si cela aurait résolu le problème.

Un autre problème se pose : depuis longtemps, la France s’est appuyée sur les capacités de production de la Chine abandonnant les productions nationales mais dans la situation actuelle cette Chine si puissante a fait défaut.. Et vive la mondialisation…

A présent, le gouvernement s’est tourné vers les quatre grandes entreprises sur le territoire national” capables de confectionner des masques et on leur a demandé “de fonctionner jour et nuit, H-24 et sept jours sur sept”.

Je n’ai pas été la seule, apparemment , à me demander où sont passées les commandes des masques passées en 2009 ; Le député LR, Jean Pierre Door s’est lui aussi interrogé à ce sujet. France Info a transmis la question à Jérôme Salomon, directeur général de la Santé et mardi, durant son point de la situation quotidienne, il a seulement déclaré qu’il existait des stocks stratégiques de masques chirurgicaux mais sans en indiquer la quantité et sans donner de réponse à la question. Santé publique France a elle aussi été contactée mais n’a pas retenu de répondre sur la disponibilité de masques FFP2.

Alors que des appels au secours de la part des sanitaires sur la pénurie de masques, le ministre de la santé, Olivier Véran, dans un foutage de gueules sans précédent, affirmait le 17 mars, : “Nous avons assez de masques aujourd’hui pour permettre aux soignants d’être armés face à la maladie et de soigner les malades »

Passons à présent au cas du Prof Raoult, une sommité mondiale en matière de maladies infectueuses et tropicales, à la tête de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection de Marseille et épaulé par une équipe fantastique.

Malheureusement, l’ »Elite » et certains de ses collègues ne semblent pas l’apprécier beaucoup ; il a suffi de constater toutes les polémiques à sa proposition de traitement pour le comprendre. De véritables lobbies anti-Raoult se sont formées et allez, de voir sur les plateaux télé exprimer leurs doutes et leurs opinions à ce sujet alors qu’ils n’ont même pas la compétence nécessaire pour l’évaluer !

En ce qui concerne les médecins experts qui se sont exprimés contre Raoult, je suis convaincue que c’est simplement la jalousie qui les ronge et que leur égo est blessé !

Alors qu’aucun traitement alternatif n’est avancé, le 25 février, il annonce que la chloroquine, un antipaludéen très connu et très utilisé, le Nivaquine,, est le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le Covid-19.

Le 16 mars, il révèle les premiers résultats de ses tests: sur les 24 malades qu’il avait traités les trois-quarts n’étaient plus porteurs après six jours. Il a annoncé : « C’est l’antibiotique du virus, faut pas chercher midi à quatorze heures».

Mais voyons, les motifs pour lesquels le Prof. Raoult est si contesté ; si personne ne conteste ses capacités professionnelles, il ne manquerait plus que cela, vu son palmarès et son parcours, ce personnage a un très gros défaut, que personnellement, je considère une grande qualité, c’est celle d’être une grande gueule qui ne craint personne. Il ne s’est pas gêné pour nommer ses collègues infectiologues contestataires de « petits marquis parisiens !

Il s’est aussi mis à dos les compagnies pharmaceutiques qui ne voient pas de bon œil un traitement à très bas coût. Vous pensez bien que cette épidémie est une vraie aubaine pour l’industrie des médicaments et voir l’affaire s’envoler doit être un sale coup !

Pensez un peu qu’il a même osé, contredire les gauchistes et les verts en contestant les données sur le réchauffement climatique, se méritant ainsi la nomination de climatosceptique.

Le professeur a même remis en question la théorie de Darwin sur l’évolution à laquelle tous chercheurs croient de manière absolue. En 2009,il décrivait la composition génétique de certains virus géants qui ont un patrimoine génétique composite, ce qui contredit donc la théorie d’ancêtre commun à toutes les espèces.

Bien heureusement, le gouvernement a fait marche arrière et donne raison à notre cher professeur en émanant un Décret publié sur le Journal Officiel le 26 mars , qui autorise la prescription de l’hydroxychloroquine et l’association lopinavir/ritonavir, sa dispensation et son administration sous la responsabilité d’un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile.
Le décret précédent n’autorisait son administration que pour les cas graves.

La victoire n’a duré que 24 heures ; le gouvernement guignol fait marche arrière de nouveau et rectifie le décret : après avoir publié un décret autorisant la chloroquine pour le traitement du Covid-19 dans les établissements de santé, le gouvernement a finalement précisé qu’il le serait uniquement pour les personnes en état grave.

Il y a dans toute cette histoire, matière pour des procès envers des responsables d’état qui ont manqué à tous leurs devoirs envers les citoyens et beaucoup devraient répondre de leurs actes. Qui sait si un jour, cela se produira ?