Les Vérités de Nicole Touati

Le Vatican- Le meilleur service secret du monde

Image reprise du site: http://www.indicatifs-pays.fr/capitale-de-Vatican.html

On pourrait penser au Mossad, à la CIA ou au FSB ex-KGB, et bien non, le plus puissant en absolu est celui du Vatican, le plus petit état du monde et le plus riche.

L’activité d’espionnage, aujourd’hui, se traduit par “ les services secrets”. Cette activité comprend trois domaines:

  1. La collecte des renseignements nécessaires aux prises de décisions politiques . Ce seront les renseignements politiques, militaires, religieux ou économiques qui constituent l’activité d’espionnage.
  2. Le contre-espionnage qui a pour but de déceler les   infiltrations d’ agents de puissances étrangères  compris les activités d’agents doubles.
  3. Les actions destinées à déstabiliser “ l’ennemi “ en “divulgant”  de manière subtile des fausses  informations de manière volontarie.

Dans le livre “Casa de Velázquez . Au service du Roi Catholique”  d’Alain Hugon , l’auteur écrit:  “ Toutes les études sur les Pays-Bas espagnols, sur la diplomatie au temps de Louis XIV ou sur les services secrets vénitiens soulignent les avantages supplémentaires que présente l’emploi d’ecclésiastiques dans le domaine de la préservation du secret: l’anonymat de l’habit, la possession d’un nom religieux distinct du nom civil, les privilèges juridictionnels dont jouissent les membres du clergé, l’existence de relais à travers les monastères, couvents, ou églises dans la plupart des Etats de la Chrétienneté, tout cela facilite les missions de renseignement ou de liaison. À cet aspect s’ajoute la plus grande facilité pour les ecclésiastiques de contacter des personnages de quelque situation sociale que ce soit sans attirer l’attention des autorités. “

Quelle est La méthode d’investigation du Vatican? chaque  curé et  chaque prêtre de n’importe quelle ville ou village dans le monde recueille chaque information sociale, politique, économique et les confessions des notables, des représentants des autorités et des habitants de sa paroisse  et cela dure depuis des siècles! Cela a été rendu nécessaire car l’église voulait expandre le christianisme dans le monde entier. Tout cela est sans compter, bien entendu les indicateurs, les informateurs, les observateurs et les confidents .

Au moins deux fois par an, il remontera toutes ces informations à son évêque qui les transmettra au secrétariat d’état du Vatican; si il s’agit de l’étranger l’évêque passera les informations  à l’ambassadeur du Vatican du pays dont il s’agit  qui retransmettra au secrétariat d’état à Rome. Une fois arrivées, toutes les données sont traitées, analysées et classifiées par les analystes.

Si vous faîtes une comparaison entre des états  qui peuvent compter au maximum quelques dizaines d’espions par pays et qui n’ont certes pas accès à la même  quantité gigantesque d’informations , vous pourrez facilement comprendre pourquoi les services de renseignement du Vatican sont les mieux informés.

Tous les services secrets du monde ont essayé et aussi  réussi à infiltrer le Vatican afin d’accéder à cette source extraordinaire de données . Certains pays  ont même fait entrer des jeunes espions dans les séminaires afin de devenir prêtres pour pouvoir s’ introduire dans les couloirs du Vatican.  Depuis très longtemsp, le Vatican a été une plateforme pour les services de renseignement internationnaux, son réseau international  a alléché de nombreux envieux et de nombreux “inquiets”.

Par exemple, le Reich allemand, profite d’un certain Matthias Erzberger, leader du parti catholique Zentrum, qui fréquente assidument l’agent de propagande allemand à Rome à qui il reportera de nombreuses informations ; Erzberger se rend fréquemment au Vatican, fait visite à Benoît XV et au secrétaire d’état du Vaticane et fait beaucoup de dons aux oeuvres du Pontificat.

Pendant la seconde guerre mondiale, il y a une taupe allemande au Vatican avec un rôle assez important: c’est le chambellan du pape, le prêtre bavarois Rudolf Gerlach qui a été l’un des meilleurs agents à Rome. Il sera découvert par le contre-espionnage italien et extradé vers la Suisse puis condamné par contumace à la prison à perpétuité.

Entre 1909 et 1921, le Vatican va créer un service de renseignements contre “l’ennemi de l’intérieur” appelé “La Sapinière” ou “Sodalitium Pianum” ou «SP» mis en place par Mgr Umberto Benigni sous la papauté de Pie X.  Mgr Begnini voulait lutter contre ce qu’il considérait  le modernisme social une “hérésie insidieuse qui attaque  la foi” .

Le vaticaniste Bernard Lecomte raconte: “ Mgr Benigni avait monté tout un réseau de correspondants en Europe, à Paris, Vienne, Milan ou Fribourg, «capable de faire trembler diplomates, professeurs d’université, théologiens et même quelques archevêques et  va utiliser tous les moyens – dénonciation, espionnage, calomnie – pour lutter contre. C’était une organisation bizarre, mi-agence de presse, mi-franc-maçonnerie, qui laissait penser parfois que le chef de La Sapinière était plus influent que le pape lui-même». Des carriere eront ravagées mais le nouveau Pape Benoît XVPlusieurs personnalités en seront victimes, des carrières seront brisées. Mais en 1914, le nouveau pape Benoît XV va lui couper les fonds et la Sapinière ferme ses portes en 1921.

Le Pape Jean Paul II, très grand politicien, qui a consacré bonne partie de son Pontificat à la lutte contre le communisme était obsédé par la présence de micros cachés dans les pièces du Vatican.  Le juge d’instruction du Vatican, Père Peter Gumpel, historien jésuite de l’histoire de l’église a raconté  dans une interview que quand il voulait lui parler “d’arguments particulier et sensibile, Jean Paul II mettait de la musique de jazz à haut volume et lui faisait signe de s’approcher de lui pour lui chuchoter à l’oreille et ils s’échangeaient des messages écrits pendant la “conversation “  qu’ils brûlaient à la fin de l’entretien.

La confession. Ce sont les protestants qui ont révélé ( information vérifiée)  que la confession auprès d’un prêtre aurait été inventé par l’Église en 1215 au IVème concile du Latran sous le pape Innocent III.

Ce concile a été très important pour l’église  pour  plusieurs points très importants:

Le premier point abordé était  celui de la lutte contre les hérésies avec la question cathare que l’église condamne. Ainsi, le concile réaffirme que seul Dieu est créateur de toute chose et que seul le prêtre peut administrer les sacrements.

Le deuxième point  a été  le renforcement de l’exclusion des « Juifs et Sarrasins ».  Concernant les juifs  comme les musulmans, le concile décide qu’ils doivent porter sur eux une marque distinctive de leur différence. L’objectif est d’instaurer ainsi le principe d’une ségrégation forcée.

Troisième  point : la Croisade. Le décret sur la croisade est le dernier du concile. Rendez-vous est donné aux croisés le 1er juin 1217 en Sicile, pour ceux qui partent en mer.

Mais on y traitera aussi une réforme de l’église et en particulier les rapport avec les “laics”. Les sacrements seront mieux définis comme  par exemple pour la confession, mais aussi l’eucharistie : le décret “Utriusque sexus”  imposera  la confession et la communion annuelles à tous les laics arrivés à âge de la raison.

Ainsi la confession auriculaire, directe à l’oreille du prêtre remplacera la confession publique qui n’était toutefois réservé que pour des crimes graves. Par ce système, l’église recevait toutes les informations dont elle avait besoin. Cette règle qui ne cessera jamais d’être appliquée par l’église catholique.

Bref, un système d’interception à l’avant garde!  Quel meilleur moyen pouvait- on imaginer pour connaître les plus infimes secrets de tous les coins du monde?

Nicole Touati

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