Les Vérités de Nicole Touati

L’Iran et ses nids d’espions et de terroristes

Les forces de al-Qods
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Avec les ramifications que l’Iran étend dans le monde entier à travers les forces al-Qods, les pasdarans et le Hezbollah, son bras terroriste, il ne faut pas perdre de vue tout son réseau d’espionnage disséminé dans le monde. Toutes ses ambassades regorgent d’espions avec passeports diplomatiques.

Les Forces Al-Qods sont les forces spéciales des Gardiens de la Révolution Islamique G.R.I en Iran. Ces groupes sont placés sous l’autorité du Département de la Sécurité et de Renseignement extérieurs. Les Forces Al-Qods ont été créées dans les années 1990. Leur commandant depuis 1997 est le général Qasem Soleimani .

Quant à l’Hezbollah libanais en réalité, il est soutenu, financé et entrainé par les Pasdaran.

Le Pasdaran est un organe militaire créé en Iran après la révolution islamique de 1979. La milice est basée sur un sens de foi idéologique et religieuse qui incarne la fidélité absolue au Guide Suprème iranien. Ils a acquis un pouvoir extrême au sein de l’état et provoquent la terreur dans le pays. Ce corps est composé d’environ 120.000 hommes divisés en forces de terre, aériennes et navales. Il contrôle aussi le milices de volontaires appelées les Basiji , où s’enrôlent les plus jeunes.

Il y a toutefois un bureau de renseignement central dans chaque continent qui regroupe,  filtre les informations et dirige les opérations.

Le bureau central du Renseignement iranien VEVAK ((le ministère des renseignements et de sécurité) en Europe se trouve à l’ambassade d’Autriche.  Cela n’a pas toujours été ainsi, jusqu’en 1997, le siège central du renseignement iranien se trouvait à Bonn mais après le jugement rendu par le le tribunal allemand au sujet de l’affaire du Mykonos la même année, les iraniens ont été contraints de cesser leurs opérations et ont choisi l’Autriche comme nouveau siège qui se trouve au troisième étage de l’ambassade.

Comment est organisée la Direction générale de l’examen des rapports, le bureau de l’Organisation du renseignement étranger du VEVAK ?

Les bureaux du VEVAK dans les ambassades du régime sont affiliés à un bureau du ministère du Renseignement appelé Organisation du renseignement étranger et des mouvements. Un bureau de cette organisation est basé au ministère des Affaires étrangères et est dénommé Direction générale de l’examen des rapports. Les bureaux du VEVAK dans les ambassades travaillent avec cette direction générale.

En plaçant les bureaux du VEVAK dans les ambassades, ils disposent de toutes les capacités et installations du régime pour le renseignement et les activités terroristes du VEVAK et de la force de Al- Qods dans les pays européens.

Les ambassades du régime sont tenues de fournir aux bureaux toutes les informations dont ils ont besoin. La Direction générale de l’examen des rapports est identifiée par le code 210. Le code de cette direction dans le réseau de communication interne, connu sous le nom de Samaneh Fajr est 170, et pour la correspondance le code de cette direction est 210. Cette direction générale a deux bureaux, le « Premier bureau » et le « Deuxième bureau », ainsi qu’une section appelée «  Enquête sur les Iraniens de la diaspora » dont une bonne partie est opposée au régime des mollahs mais qui sont surveillés même à l’étranger. Il faut dire que les ayatollahs en connaissent long sur le sujet ; la révolution islamique de l’ayatollah Khomeini s’est préparée à l’étranger et surtout en France.

Chacun de ces deux bureaux est responsable d’un certain nombre de pays. Une copie des rapports politiques préparés à partir de toutes les réunions tenues au ministère des Affaires étrangères est remise à cette direction et par l’intermédiaire de cette direction, sont fournis au ministère de l’Intérieur.

Cette direction générale se concentre sur les plans du ministère des renseignements (VEVAK) contre l’OMPI en collaboration avec la Direction générale chargée des « hypocrites » (terme dérogatoire utilisé par le régime pour la MEK) dans ce ministère.

L’OMPI est l’organisation des moudjahiddines du peuple iranien  est un mouvement de résistance armée au régime de la République islamique d’Iran et est  active en Iran et à l’extérieur, durant et après la Révolution islamique de 1979.

Le MEK est le mouvement des Moujaheedins du Peuple Iranien et un parti politique iranien parmi le plus actifs contre le régime.

L’Organisation du renseignement étranger du VEVAK et l’utilisation des ambassades pour des opérations terroristes.

L’Organisation du renseignement étranger est l’une des composantes les plus importantes du VEVAK et est chargée de l’espionnage et des activités terroristes du régime à l’étranger.

Le 8 février 2017, la Direction du renseignement étranger et des mouvements du VEVAK a été promue à l’Organisation du renseignement étranger.

Après cette promotion, le régime a intensifié les activités de son mécanisme de terrorisme d’État, ce qui a conduit à de nombreux assassinats en Turquie, au Kurdistan irakien, et le dernier en date a été la tentative d’attentat contre le grand rassemblement annuel de la Résistance iranienne à Paris par Assadollah Assadi, chef des bureaux de renseignement du régime en Europe.

Le VEVAK, en coopération avec le ministère des Affaires étrangères et les ambassades en Europe, a perpétré de nombreux attentats terroristes au fil des ans, notamment l’assassinat du Pr. Kazem Rajavi à Genève (Suisse) en 1990, l’assassinat de Mme Zahra Rajabi à Istanbul (Turquie) en 1996 et tant d’autres dans le monde.

Il faut aussi préciser que pour une grande partie des opérations menées par les terroristes de la Force de Qods en Europe, comme l’assassinat au restaurant Mykonos à Berlin en septembre 1992 et l’explosion du Centre juif à Buenos Aires, en Argentine, en juillet 1994, ce sont les ambassades du régime et ses diplomates qui ont assuré la logistique des opérations terroristes.

Revenons à la très récente tentative d’attentat contre le grand rassemblement de l’opposition iranienne à Villepinte au nord de Paris. Des personnalités politiques américaines tel que l’ancien maire de New York, Rud Giuliani participaient à ce rassemblement et environ 25.000 personnes s’étaient rendues sur place.

Asadollah Assadi est le chef du bureau du Renseignement de l’ambassade à Vienne et il est aussi le coordinateur de l’opération. Les membres de la cellule, un couple de ressortissants belges d’origine iranienne et un autre complice en France possédaient des équipements de communication et  500 grammes de TATP, un esplosif primaire très puissant, du péroxide d’acétone, ainsi qu’un dispositif de détonation lorsqu’une équipe d’élite de la police a procédé à leur arrestation dans un quartier résidentiel de Bruxelles.

Ce sont les services secrets du Mossad qui ont averti et donné des informations au sujet de l’attentat à la bombe aux autorités françaises, allemandes et belges. Le Mossad et ses homologues européens ont mené une chasse à l’homme à travers plusieurs frontières européennes ce qui a permis de déjouer l’attentat et ont mené à l’arrestation de la cellule et de Assadi.

Ce dernier a été arrêté en Allemagne et  placé en détention provisoire pour “activités de renseignement” et “complot vue de commettre un meurtre”. Une demande d’extradition a été présentée par la Belgique. Le régime des mollahs est en train de tenter de le faire transférer en Autriche où il jouit de l’immunité diplomatique afin qu’il puisse ensuite s’échapper vers l’Iran mais c’est sans compter sur le nouveau vent qui souffle en Autriche .

En effet, L’Autriche a annoncé, il y a quelques jours , qu’elle allait retirer va retirer son immunité diplomatique à Assadi. “Le diplomate iranien va être déchu de son statut diplomatique d’ici quarante-huit heures en raison du mandat d’arrêt européen” lancé contre lui” a précisé le ministère autrichien des Affaires étrangères dans un communiqué.

Déjà en mars 2016, et selon des informations provenant de l’intérieur du régime, lorsque Rohani devait se rendre à Vienne, Assadi avait ordonné aux agents de collecter toutes les informations disponibles sur les expatriés et réfugiés iraniens locaux qui protesteraient contre sa visite. Assadi est également en contact avec le réseau des pasdaran et de la force Qods en Europe. Moustafa Roudaki, ancien chef du bureau des renseignements du régime en Autriche, est retourné en Iran en 2014 et a ensuite été envoyé en Albanie en 2017 pour comploter contre les membres de l’Organisation des Moudjahidines du Peuple d’Iran (OMPI/MEK) basés dans ce pays. Selon des informations officielles des autorités albanaises, un important complot terroriste contre l’OMPI, avait été fomenté par des agents de Renseignement iraniens mais avait été déjoué en 2018.

Un ancien responsable de l’ambassade qui a quitté l’Autriche pour Téhéran ces dernières années a déclaré :

« La relation entre le gouvernement autrichien et le gouvernement iranien est très développée, mais discrète. Parmi les pays européens, l’Autriche est le pays qui entretient les relations les plus amicales avec Téhéran. Le régime iranien bénéficie de nombreux bureaux de représentation en Autriche, notamment l’ambassade, le Centre islamique de l’Imam Ali, le bureau de représentation du Guide Suprême (Khamenei), le centre culturel, le représentant de l’Organisation de la culture et des relations islamiques, le bureau de la compagnie aérienne Iran Air, le représentant des organisations internationales et de l’OPEP, le représentant de l’Iran à l’Agence internationale de l’énergie atomique. »

Un cadre d’Iran Air, sous couvert d’anonymat s’est confié : « L’Autriche joue un rôle central pour le VEVAK. Les agents du VEVAK n’ont aucune difficulté pour se rendre en Autriche. Iran Air leur fournit également des conditions spéciales. L’ambassade d’Iran à Vienne facilite leurs activités. »

Ce que j’affirme ici n’est pas une nouveauté mais comme toujours on préfère ignorer la vérité. La présence massive des agents du régime en Autriche est un fait bien connu au niveau international. Le 8 janvier 2103, le journal autrichien, Die Presse, reportait déjà que Vienne pullulait d’espions de la République islamique d’Iran. Dans la bibliothèque de recherche du Congrès américain, ils seraient une centaine dont une partie iraniens et d’autres enrôlés dans d’autres pays.

Nicole Touati

 

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4 Commenti

  1. Eric Carter

    Les responsable politique de notre pays sont trop complaisants avec les mollahs terroriste en place à Téhéran. Merci pour votre éclérage.

  2. wp_1813398 (Autore Post)

    Je vous remercie pour le commentaire que je partage totalement. Cordialement.

  3. Titangel

    Le cabinet panameen a demande aux representants de Farhad Azima de confirmer l’identite de leur client, mais n’a jamais eu de reponse. Puis en 2014, le Tresor americain accuse un certain Houshang Hosseinpour, cofondateur de la compagnie aerienne FlyGeorgia, d’avoir participe en 2011 au transfert de dizaines de millions de dollars vers l’Iran, alors sous embargo. Or Farhad Azima et Houshang Hosseinpour figuraient sur les documents d’une societe qui prevoyait d’acquerir un hotel en Georgie cette meme annee. Houshang Hosseinpour n’a ete que brievement actionnaire, les administrateurs de la societe ont signale en fevrier 2012 que ses actions avaient ete emises a la suite d’une

  4. wp_1813398 (Autore Post)

    Merci de ces infos

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