Les Vérités de Nicole Touati

Au nom de Maélys, de Julie, de Mélissa, de …..

 Photo reprise du site La Province.be

Le retrouvement du corps de la petite Maélys et les aveux bien partiels de Nordahl Lelandais ont choqué la France. Pendant des mois, l’assassin, soutenu par son avocat, a crié son innocence, s’est même indigné de son arrestation alors que les parents de la petite vivaient probablement la période plus terrible de leur vie.

Lelandais a avoué avoir tué “accidentellement” Maélys seulement parce que deux gouttes de sang de la petite ont été trouvées dans sa voiture.

Accidentellement? C’est aussi accidentellement que ce monstre a emmené Maélys dans sa voiture comme le prouvent les images de vidéosurveillance? C’est accidentellement, qu’il a éteint son téléphone quand il se débarassait du corps de la petite? C’est accidentellement qu’il a jeté son pantalon et qu’il a lavé sa voiture avec acharnement pendant plus de deux heures le lendemain? C’est accidentellement qu’il a tenu tête aux enquêteurs pendant presque six mois avec froideur, trouvant des réponses à tout et à n’importe quoi?

Même son aveu est une insulte car il ne livre qu’une vérité partielle alors que les parents ont besoin de savoir, aussi horrible qu’elle soit, la vérité. Le doute et l’incertitude sont des parasites qui vous rongent. Oui, les parents ont besoin de savoir et de tout savoir.

Son avocat a eu le sacré toupet de dire, le soir du retrouvement du corps ou de ce qu’il en restait, que son client était  un homme à terre.

“Nordahl Lelandais est un homme qui fait partie de notre communauté des humains et c’est le rôle d’un avocat que d’être à ses côtés”. “La seule chose qui comptait pour lui était de retrouver Maëlys”, a-t-il encore expliqué, décrivant une journée “pénible”, “éprouvante” et “douloureuse”, lors de laquelle son client était “totalement anéanti, en pleurs”.”

Il a encore ajouté: “Je suis un auxiliaire de justice et je participe à l’œuvre de justice à la place qui est la mienne, celle de la défense. Je suis fier de porter la robe qui est la mienne et d’assister un homme qui a été traîné dans la boue, que l’on traite aujourd’hui de serial killer sans l’ombre de commencement de preuves. Et je n’oublie pas qu’il y a un autre dossier”, a-t-il encore déclaré, faisant allusion au dossier de la disparition du caporal Noyer, dont le crâne et des ossements ont été retrouvés. Un dossier dans lequel son client est mis en examen pour assassinat.”

Il a aussi annoncé qu’il continuerait à défendre Nordahl Lelandais, avant de se livrer à une nouvelle critique en règle des médias.

“L’enquête sur l’affaire Maëlys a été polluée dès le premier jour. Vous portez tous une responsabilité à cet égard car ça pèse sur l’enquête et sur la vérité et a déclaré que chacun devra “assumer ses responsabilités. “On a un examen de conscience collectif à faire.”

Les médias nous apprennent  que Nordahl Lelandais a été hospitalisé à l’hôpital du Vinatier suite à des crises d’angoisse. Il a été admis dans une unité psychiatrique spécifiquement dévolue aux détenus. Il faut ajouter que la détérioration de son état psychologique n’est pas vérifiable et Lelandais a déjà démontré sa redoutable capacité de manipulation. Il ne manquerait plus qu’il nous fasse le coup de vouloir être reconnu irresponsable pénalement, souffrant d’une psychose chronique schizophrénique. Cela ne m’étonnerait absolument pas qu’il tente de le faire, vu qu’il est aussi enquêté dans plusieurs affaires de meurtres et que le seul moyen pour s’en tirer à bon prix serait celui de déclarer sa folie.  Si cela devait se vérifier, il n’y aurait pas de procès et il serait placé dans un asile, et si, dans six mois, un an ou dix ans, un psychologue ou un psychiatre décide qu’il n’est plus fou, on le relâchera.

Vous rappelez-vous de l’affaire Fissenou Sacko en décembre 2016 : un jeune homme, âgé de 23 ans, d’origine malienne interpellé après un parcours meurtrier entre Drôme et Vaucluse au cours duquel il avait tué quatre personnes. Il vient d’être reconnu irresponsable pénalement, souffrant d’une psychose chronique schizophrénique et, donc, ne sera pas jugé.

Le soi-disant progrès de notre civilisation a voulu que nous revoyons tout le système judiciaire. Ce dernier est basé sur la justification, la compréhension et surtout la grande parole:  la réinsertion! On devrait déjà reconnaître que pour certains sujets, il n’y a jamais eu d’insertion dans la société donc parler de réinsertion est ridicule.

On vous racontera que ces délinquants ont souffert dans leur passé, souvent dans leur enfance de carences éducatives, affectives, et de problèmes psychosociaux qui ne leur ont pas permis d’avoir une trajectoire normale de vie comme si cela pouvait justifier leur mise en liberté ou des peines irrisoires.

La vérité est qu’il existe de véritables monstres totalement dépourvus d’empathie et que rien ne les guérira, c’est ma conviction la plus profonde. Les laisser en liberté est simplement criminel.

On vit dans des pays où la société assure de moins en moins la défense du citoyen. En moyenne, les détenus n’effectuent qu’un peu plus de la moitié de leur condamnation. Quand on pense au mot d’ordre de Christiane Taubira: « La prison n’est pas la solution, elle est le problème!” cela fait venir froid dans le dos.

La vérité est que la justice actuelle est totalement inadaptée aux problèmes actuels, en matière de viols, de légitime défense, de pédophilie et de terrorisme et j’en passe…

Voulons nous parler des cas des quatre terroristes:

– Coulibaly, condamné à 5 ans de prison en 2013 (au total 18,5 années de prison prononcées mais non exécutées)

– Kouachi, parti au Yémen malgré son « contrôle judiciaire »,

– Nemmouche, braqueur multirécidiviste,

– Mohamed Merah, libre à 23 ans malgré 18 condamnations.

ou de la relaxation de Jawad, le logeur, bien que son ADN ait été retrouvé sur les explosifs et qui a été condamné en 2008 à huit ans de prison pour avoir tué à coups de hachoir un adolescent de 16 ans pour une obscure histoire de portable, A part ses années de prison entre 2008 et 2013, oui parce que l’on a jugé qu’une réduction de peine pouvait lui être accordée, infine même pas 5 ans pour un meurtre, il cumule 13 condamnations depuis 2010: stupéfiants, détention d’armes aggravée en réunion, faux et usage de faux, conduite en état d’ivresse et sous l’emprise de stupéfiants, violences conjugales, violences aggravées en réunion.Après, on nous raconte que la France est un état de droit!!!!

Ce ne sont que quelques exemples sur l’efficacité de la justice.

J’ai reçu un appel à diffuser une lettre publiée sur Facebook par Jean Denis Lejeune, le papa de la petite Julie, l’une des victimes de Dutroux, le pédophile belge.

Certains ne le savent peut-être pas mais Dutroux avait bénéficié lui aussi d’une liberté conditionnelle en 1995 dont il avait profité pour commettre les horribles crimes dont il est coupable.

Il demande depuis plusieurs années sa liberté conditionnelle qui pour le moment n’est pas acceptée mais sommes-nous certains qu’un jour cela ne puisse se vérifier? Après tout, la femme de Dutroux , Michelle Martin, a bien été mise en liberté conditionnelle en 2012 et pourtant en 2004, elle est condamnée à 30 ans de prison pour les faits relatifs à l’affaire Dutroux, c’est-à-dire les enlèvements, viols et meurtres de mineurs,  co-auteur de viol et  participation à la séquestration de six fillettes et adolescentes. Tout juste pour rappeler les faits, la détention de Julie et Mélissa a été accompagnée de tortures ayant entraîné la mort, pour les avoir laissées mourir de faim dans la cave de leur maison à Marcinelle pendant que Marc Dutroux était en prison.

A sa sortie, elle se réfugie dans un couvent des soeurs Clarisse, histoire de démontrer son repentiment mais en 2015, elle quitte le couvent et est hébergée  par l’ancien juge Christian Panier qui comme vous le verrez par la suite, a proposé d’héberger aussi Dutroux en cas de liberté conditionnelle. Il y a vraiment un problème là!

Elle aussi, avait déjà été condamnée en 1989 pour complicité d’enlèvement  et le viol de jeunes mineures à cinq ans de prison mais n’en aura purgé que deux avant de récidiver pendant sa liberté conditionnelle.

Comble de l’horreur, “ le 29 août 2012, l’écrivain Xavier Deutsh cosigne une carte blanche dans La Libre Belgique intitulée « Michelle Martin, vous n’êtes pas seule » dans laquelle il souligne, à propos de la libération anticipée de Michelle Martin, que « la justice doit s’exercer de manière impartiale, à l’abri de toute pression »

Les signataires de cette carte blanche s’adressent aussi directement à Michelle Martin : « Nous voulons dire à Michelle Martin qu’elle non plus n’est pas seule. Nous croyons à la possibilité de reconstruction pour chacun et, si tel est son projet, nous sommes à ses côtés” . 

Voici l’appel que j’ai reçu:

“Merci à tous mes amis Français de bien vouloir diffuser largement ce message du papa d’une des petites victimes du pédophile assasin Dutroux en Belgique, qui a été  publié,  ironie du sort au lendemain de l ‘affreux dénouement de la disparition de la petite Maelys.”

Avis à la population !

Je m’adresse à vous via mon facebook pour être certain que mon droit de réponse suite à la sortie du livre de Dayez ne soit ni déformé, ni interprété, ni sorti de son contexte par les médias. Faire l’apologie du crime fait vendre journaux et magazines mais c’est encore et toujours oublier les victimes.

Je pensais que la Marche Blanche du 20 octobre 1996 qui a rassemblé plus de 350.000 personnes dans les rues avait suffisamment éveillé les consciences de nos responsables politiques à l’époque pour que cela n’arrive plus jamais. Que Dutroux et consorts ne seraient jamais libérés !

Et pourtant, la procédure de libération conditionnelle de Dutroux est activée !

Après Martin c’est donc bien au tour de Dutroux.

Comme vous le savez, l’avocat de Dutroux sort un livre dont le titre est

« Pourquoi libérer Dutroux ? Pour un humanisme Pénal ».

On croit rêver ! Pour un humanisme pénal … ??? C’est de la provocation…

Eh oui, l’avocat de Dutroux va vendre avec son livre, ses arguments sur notre système judiciaire pour justifier sa libération.

Moi, je vous livre mes arguments, gratuitement, pour que ce genre de personnage ne puisse plus jamais remettre les pieds dans notre société et faire d’autres victimes.

N’oublions jamais ce que Dutroux et sa clique ont fait subir à Julie, Mélissa, Anne, Eefje, Sabine, Laetitia, sans oublier toutes les autres filles pour lesquelles il avait déjà été condamné dans les années 80.

Je rappelle qu’il bénéficiait déjà d’une libération conditionnelle en 1995 lorsqu’il a enlevé, séquestré, violé et tué nos enfants.

La Justice nous a menti, elle vous a menti !

Pourquoi ? Parce que lors du verdict au procès d’Arlon, la peine prononcée a été la perpétuité et une mise à disposition du Gouvernement pendant 10 ans.

On a tous pensé qu’il serait en prison à vie !

La perpétuité existe bel et bien en Belgique. Mais les détenus ont également la possibilité de solliciter une liberté conditionnelle à partir du tiers de leur peine. Comme la perpétuité n’est pas quantifiable, elle est assimilée, virtuellement et exclusivement dans le cadre d’une demande d’une libération conditionnelle, à une peine de 30 ans. C’est donc exclusivement dans le cadre de la libération conditionnelle qu’elle peut être « convertie » en 30 ans !

Si cette libération conditionnelle n’est pas délivrée, la perpétuité demeure d’application, mais quel est le détenu qui ne la demanderait pas ?

La mise à disposition du Gouvernement de 10 ans quant à elle, est muée en mise à disposition du Tribunal d’Application des Peines (TAP).

Pour Dutroux, il fallait attendre 23 ans avant d’introduire une demande. Et on y est !!!

Souvenez-vous que l’ancien juge Panier a déjà exprimé publiquement son accord pour accueillir Dutroux chez lui ; voilà déjà une condition remplie.

Oui, tout est en route chers amis ! Vous allez me dire: « mais ce n’est pas possible ? ». Et bien si ! Notre système judiciaire belge le permet bel et bien. Oui, nous méritons mieux que ce système judiciaire là !

Il faut savoir que tout condamné peut demander une libération conditionnelle pour autant qu’il n’existe pas de contre-indications portant sur :

– l’absence de perspectives de réinsertion ;

– le risque de nouvelles infractions ;

– le fait que le condamné n’importune plus les victimes et les indemnise.

Comme vous le voyez, les clauses pour libérer conditionnellement un Dutroux, ne sont pas inaccessibles, même pour lui.

Mais, je revendique avec conviction le droit de voir un prédateur comme Dutroux rester en dehors du circuit de notre société ! On ne devrait même plus le voir ni en parler !

Certes, et je l’affirme depuis plusieurs années, nous avons une Justice totalement dépassée. Les peines appliquées ne tiennent pas suffisamment compte des faits commis. La banalisation de certains crimes et délits induit des peines non dissuasives. C’est pour cela, entre autres, qu’il y a encore beaucoup trop de récidives et de victimes, dont des enfants.

Je pensais naïvement après la Marche Blanche, que nos responsables politiques allaient se rendre compte de la gravité de la situation et réformer la Justice en y consacrant les moyens nécessaires.

Eh bien NON, Dutroux sera peut-être votre voisin demain et, dès lors, ne vous étonnez pas si vous entendez des bruits de machines-outils et que des travaux sont menés dans la maison de votre voisin.

Vous voyez ce que je veux dire !!!!

À partir du moment où des experts psychiatres l’ont diagnostiqué « psychopathe » et qu’il est démontré que la psychopathie ne se soigne pas, Dutroux est irrécupérable et donc socialement non réinsérable dans notre société , à nos côtés.

Partant de ce constat, que cherche Bruno Dayez, son avocat si ce n’est faire un buzz médiatique et avoir une visibilité personnelle ?

Ou veut-il par la pression médiatique influencer déjà des juges qui auront à débattre de la libération éventuelle du bourreau de ma fille ?

A titre personnel, je demande avec insistance à nos responsables politiques actuels, c’est-à-dire ceux qui font les lois et qui permettraient de ne plus avoir à débattre de pareils cas en y mettant les moyens, d’instaurer très rapidement un système de réelles peines incompressibles, sans condition, pour les condamnés récidivistes responsables de délits aussi graves sur des enfants. Sans de tels actes forts de nos élus, je ne vois pas comment empêcher les citoyens d’aller crier leur colère dans les rues ou de l’exprimer à travers des dérives extrémistes de droite ou de gauche.

Mais ma chérie, qu’est-ce qu’ils nous font là ?

Jean-Denis Lejeune ( papa de Julie)”

Je vous demande faire circuler cet article pour éveiller certaines consciences. Merci

Nicole Touati

 

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