Les Vérités de Nicole Touati

La France responsable?

Le dernier scandale remonte à il y a quelques jours quand Marine Le Pen, interrogée sur la rafle du Vel d’Hiv et la décision du président Jacques Chirac de reconnaître en juillet 1995 la responsabilité de la France, a eu le malheur de prononcer cette phrase: “Je pense que la France n’est pas responsable “.

Voici la déclaration de Jacques Chirac du 16 juillet 1995 au square des Martyrs du Vel d’Hiv, à Paris, présidant les cérémonies du 53e anniversaire de la rafle: “La France, patrie des lumières et des droits de l’Homme, terre d’accueil et d’asile, la France, ce jour-là, accomplissait l’irréparable. Oui, la folie criminelle de l’occupant a été secondée par des Français, par l’État français “ . La vérité siège dans la dernière phrase!

 Dévier la responsabilité de ces actes vers un pays ou une nation, mais de qui se moque-t-on?

 Je sais pertinement que je vais m’attirer les foudres de certains mais je me demande comment peut-on accuser un pays d’être responsable de ces actes ignobles? Non, ce n’est pas la France, la responsable, ce sont des français antisémites et collabos qui ont eu accès au pouvoir et plus excatement le gouvernement de Vichy qui en sont responsables, point! Marine Le Pen a bien ajouté que le régime de Vichy était collaborateur et illégal, mais bien sûr, la manipulation de ses paroles est partie tout de suite en vrille.

Le Crif et l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) ont également réagi, dans des communiqués séparés, dénonçant “des propos révisionnistes. Je trouve que de temps en temps, ils feraient mieux de se taire et de bien réfléchir avant de se prononcer comme par exemple la lettre scandaleuse de Alain Jakubowicz, président de la Licra publiée sur le site du CRIF sur l’Affaire Bensoussan et de se décrocher finalement du parti socialiste auquel ils sont attachés de manière incompréhensible car c’est exactement dans ce parti que se trouvent les pires ennemis des juifs.

Les ennemis politiques de Mme Le Pen se sont jetés sur la nouvelle comme des vautours sur une charogne et grand nombre de français se sont scandalisés en poussant de haut cris; les hypocrites!

Et pourtant Les français n’ont pas été aussi frileux quand ils ont élu François Mitterrand malgré son passé, ce même Mitterrand pétainiste et copain de René Bousquet.

Au printemps 1943, parrainé par deux membres de La Cagoule, Gabriel Jeantet du cabinet du Maréchal Pétain et Simon Arbellot, il est décoré de la francisque gallique qui a été créée, approuvée et régie par les dispositions des arrêtés du 26 mai 1941 et les décrets du 14 mars 1942 et du 31 juillet 1942 . La Francisque est déclarée « insigne du Maréchal de France Chef de l’État Français ».

Le candidat devait avoir deux parrains, « présenter des garanties morales incontestées et remplir deux des conditions ci-après : avant la guerre, avoir pratiqué une action politique nationale et sociale, et conforme aux principes de la Révolution nationale et manifester depuis la guerre un attachement actif à l’œuvre et à la personne du maréchal ; avoir de brillants états de services militaires ou civiques ». Il devait prêter ce serment : « Je fais don de ma personne au Maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son œuvre ».

Mitterrand ignorait-il le sort qui était réservé aux Juifs? Il était à Vichy lorsque les fonctionnaires de la police française arrêtaient les Juifs à Paris et dans la zone sud, sous les ordres de René Bousquet , secrétaire général de la police de Vichy, et responsable de la déportation de 54.000 juifs français, dont Mitterand était aussi l’ami intime. Son “ basculement” dans la Résistance fin 1943?  Opportunisme! On savait déjà que l’Allemagne allait perdre la guerre!

Alors, arrêtons d’insulter la France et attribuons la responsabilité aux salauds qui doivent en répondre et surtout n’oublions pas tous “les Justes des Nations ” français qui aidaient les juifs au péril de leurs vies, ne faisaient-ils pas partie de la France?

A ce propos, il serait temps peut-être temps de corriger certains mensonges sur ceux qui ont collaboré avec les nazis. Le Rabbin Haim Harboun déclare que la gauche morale a écrit sa propre histoire. Les historiens des années 70 et 80 ont posé un voile sur la vérité, citant l’économiste Simon Epstein l’économiste et historien qui a écrit entre autres “ Un paradoxe français”. Les collaborateurs étaient-ils tous d’extrême-droite? C’est exactement l’inverse!

La majorité́ des résistants était issue de l’Action Française qui pronait le “nationalisme intégral” et était germanophobe.

La gauche a été dominante dans la collaboration parce qu’elle était soi-disant pacifiste et c’est ce pacifisme qui a été le vecteur de la collaboration! Les “pacifistes” par souci de réconciliation entre la France et l’Allemagne ont été très nombreux à collaborer et étaient fascinés par l’Allemagne d’Hitler!

Les historiens de gauche bien intentionnés à faire porter la responsabilité à la droite ont eu une espèce d’amnésie sur ce qui s’est passé entre 1940 et 1944.

Quelques exemples?

Drieu-La Rochelle , Jean Luchaire, Pierre de Brinon, Alphonse de Chateaubriand, Doriot, Deat, Cocteau, Ayme, Giono , Bergery, Bertrand de Jouvenel, Simon Sabiani, Maurice-Ivan Sicard, Paul Perrin, André Grisoni, Paul Rives, Maurice Levillain, Barthelemy Montagnon, René Chateau, Claude Jamet, Camille Chautemps, Georges Bonnet, Maurice Papon, René Bousquet, Robert Hersant, Charles Spinasse, Georges Monnet, Alfred Baudrillart, Marc Augier, Jean Balestre, Camille Planche, Léon Emery, René Gerin, Saint-Loup , alias Marc Augier, Saint-Paulien , alias Maurice-Ivan Sicard, Roland Gaucher , ex- Roland Goguillot, François Brigneau , Emmanuel Allot; tous de gauche ou de gauche radicale qui sont devenus des sales collabos !

Oublions-nous aussi que 12 des 17 ministres du SFIO, Section Française de l’Internationale Ouvrière, le parti politique socialiste français, de la fin de la III° République ont été exclus du parti après la guerre pour avoir collaboré avec les allemands?

Mais les français ont-ils été les seuls? Certainement pas! Plus de soixante-dix ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, des archives de la Commission des crimes de guerre de l’ONU datant de 1943 vont être rendues publiques par la Wiener Library de Londres, une institution consacrée à l’étude du génocide juif, raconte le journal The Guardian. L’archiviste de la librairie en question retient que ces documents permettront de réécrire une partie de l’histoire.

En effet, ces documents démontrent que les alliés connaissaient la vérité sur l’Holocauste depuis le mois de décembre 1942!

Les historiens ont toujours décrit la stupeur des Alliés en découvrant les camps d’extermination. Le chercheur britannique Dan Plesch qui a étudié ces documents pendant dix ans avant leur ouverture au public publie cette semaine un livre sur le sujet : Le cynisme des Alliés.

Les archives de l’ONU nous fournissent des preuves accablantes; les Etats Unis, la Russie et le Royaume Uni avaient fait une évaluation terrible, ils retenaient en 1942 qu’un minimum de deux millions de juifs avaient déjà été assassinés par les nazis, et que cinq millions de plus auraient été tuées par le régime d’Hitler.

D’autres documents démontrent que le gouvernement polonais en exil avait bien délivré des descriptions très précises des camps de concentration d’Auschwitz et de Treblinka.

Malgré toutes ces informations, les Alliés n’ont rien fait pour sauver les juifs de la catastrophe pendant qu’il était encore temps.

Un autre document, daté de mars 1943, nous raconte que l’un des ministres du cabinet de guerre de Winston Churchill, le vicomte Cranborne, avait déclaré que les juifs ne devaient pas être considérés comme « un cas particulier » et que le Royaume-Uni accueillait déjà trop de réfugiés.

On découvre dans ces archives que les premiers pays qui avaient demandé justice à l’ONU, créée en 1942, ont été la Pologne et la Chine.

Le gouvernement en exil de la Tchécoslovaquie avait transmis plus de 300 pages détaillant les responsabilités d’Adolf Hitler pour son rôle dans la coordination et le contrôle des unités nazies de Tchécoslovaquie. Des accusations pour crimes de guerre avaient même été préparées contre le Führer et ses principaux lieutenants, et Hitler avait été formellement accusé en secret par une réunion de la Commission des crimes de guerre fin 1944.

Le ministère américain des Affaires étrangères craignait que les relations économiques entre l’Allemagne et les États-Unis puissent souffrir après la guerre de poursuites contre les dirigeants nazis, ce qui explique que rien n’ait été entrepris alors. Le chercheur anglais déclare aussi que les britanniques et les américains estimaient que certains hauts dirigeants nazis seraient « nécessaires pour reconstruire l’Allemagne et faire face au communisme ».

Ce n’est qu’après la libération des camps à l’été 1945, et le scandale médiatique qui l’accompagna, que les alliés acceptèrent la tenue du procès de Nuremberg, où 24 des principaux responsables du IIIe Reich furent jugés.

Vingt quatre seulement, quel chiffre ridicule quand on pense à combien d’officiers étaient responsables de ce génocide. Et les autres, où étaient –ils?

Dois-je rappeler, par exemple, que Klaus Barbie,le boucher de Lyon qui après la guerre est recruté par le réseau Peterson qui est entièrement financé par le CIC (Counter Intelligence Corps, US Army)? Trois sont les raisons pour lequel Barbie est protégé: d’abord parce son aide est précieuse au moment de la guerre froide, ensuite, que ses « prétendus crimes » contre la Résistance étaient des actes de guerre et enfin la France est envahie par les communistes qui veulent interroger Barbie sur la pénétration américaine du parti communiste allemand et des services secrets français. Le CIC est très intéressé par l’expérience que Barbie a acquise en France contre la résistance comuniste et surtout veut obtenir des informations sur la pénétration communiste des services secrets français, sur les activités du Parti communiste français en France, dans l’armée française et sur la zone française en Allemagne ainsi que sur celles des services secrets français dans la zone américaine.

Les archives avaient été classifiées à la demande des États-Unis à la fin des années 40 alors que l’Allemagne de l’Ouest devenait un allié des Américains au début de la guerre froide, le communisme étant alors considéré comme un combat prioritaire.

Combien de dignitaires nazis ont été engagés par le gouvernement des Etats Unis, malgré les crimes horribles qu’ils avaient commis , échappant ainsi à leur sort? Puis-je dire que ce sont les Etats Unis les responsables? Non, ce sont toujours des décideurs sans scrupules qui en sont responsables!

En conclusion, il faut arrêter d’instrumentaliser chaque phrase qui est prononcée, cela en devient insultant pour notre intelligence.

Nicole Touati

Photo: http://3.bp.blogspot.com/-0FKD5dlU1rw/UAvDQ132_cI/AAAAAAAACqc/Flk1t472tRs/s1600/PlaqueJEAdr.JPG

 

 

 

 

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