Les Vérités de Nicole Touati

Le sort des femmes musulmanes

Mesdames, mais qu’attendez-vous pour vous rebeller?

Un éditorialiste libanais déclare que les pays arabes semblent engagés dans une guerre perpétuelle contre les femmes.

Dans un article sarcastique paru sur le site libéral Elaph, le journaliste libanais Hazem Saghiya critique l’attitude du monde arabe à l’égard des femmes, estimant que les révolutions du Printemps arabe ne se sont pas intéressées à l’amélioration de leur statut. Des déclarations scandaleusement misogynes de députés arabes, ainsi que des cas de discrimination flagrante à l’égard des femmes, reflètent la situation désastreuse pour les femmes dans le monde arabe. Il ajoute que lorsque les femmes quittent la maison et trouvent un emploi, les hommes se sentent menacés et ré- agissent par des dicours violemment misogynes. Extraits [1] :

Un observateur pourrait avoir le sentiment qu’en plus des nombreuses guerres civiles qui se déchaînent dans les pays arabes, ceux-ci sont également engagés dans une guerre perpétuelle contre les femmes. Beaucoup d’hommes parmi nous – aussi bien dans les échelons les plus élevés que dans les strates les plus basses de la société – se sentent impuissants, ne sachant que faire de ces créatures dont le nombre semble excessif.

Un député libanais appelé Elie Marouni, qui ne s’est pas bien rendu compte que les femmes jouaient un rôle dans la société, a compris un beau jour que c’était le cas, et il devrait en être remercié. Mais le rôle qu’il leur a assigné se résume au fait que « certaines femmes donnent à un violeur une raison de les violer ».

Le député égyptien Ilhami Agina, qui possède une imagination et une capacité de fantasmer dont est dénué son collègue libanais, s’est opposé à un projet de loi criminalisant l’excision. Selon lui, la montée du taux d’impuissance chez les hommes nous oblige à réprimer le désir sexuel chez les femmes ! Agina nous a grâcieusement offert l’occasion d’examiner ces statistiques aussi inhabituelles qu’étonnantes : entre 70 et 90 % des femmes égyptiennes ont subi des excisions.

Le même jour… ma collègue, la journaliste Roula Amin, a posté un « appel urgent » sur Facebook pour demander l’application de la décision d’un tribunal jordanien lui accordant la garde de sa fille. Elle a écrit : « Mon ex- mari Mohammed Ajlouni a pris ma fille Dina de sept ans pour une visite de routine et ne me l’a pas rendue comme mandaté par la décision du tribunal, et la police affirme qu’elle ne peut rien faire pour m’aider. » C’est l’élan général de solidarité suscité par le post d’Amin, et l’importante pression exercée par les médias de toutes sortes, qui ont finalement rendu Dina à sa mère.

Ce sont là trois titres mis en exergue par les médias et les réseaux sociaux, tous liés d’une manière ou d’une autre au sort des femmes arabes. Pourtant, plusieurs milliers de femmes vivent des tragédies dans des banlieues éloignées et des chambres verrouillées, sans que personne ne parle de ce qui se passe derrière ces murs.

Que faire d’une femme éternellement tenue d’être traitée comme une esclave, une marchandise ou une poupée ? Les régimes arabes, qu’ils soient conservateurs ou révolutionnaires, s’efforcent de maintenir ce statut. Les révolutions du printemps arabe, à l’exception partielle de celle en Tunisie, ne se sont nullement intéressées à la situation des femmes, ni à un éventuel changement de leur statut. Les régimes militaires ont décidé d’en faire un soldat à exhiber le « Jour de la Révolution ». Les islamistes révolutionnaires l’ont considérée pour leur part comme un objet à contrôler et à punir au nom des Ecritures. Dans le même temps, la vieille tradition consistant à publier des articles célébrant quelque mondaine ou femme d’affaires a perduré, de sorte que leurs photos dans les magazines féminins et les magazines de société prouvent au monde que nous les Arabes avons fait du chemin en direction de l’égalité des sexes !

Mais le fait est que les femmes sont exclues du discours public, et qu’on ne se souvient d’elles brutalement que lorsqu’on a besoin de prouver la véracité de complots occidentaux ou l’existence d’un orientalisme déformant. Dans tous les cas, le discours sur les femmes est limité à une poignée d’hommes et de femmes féministes et à quelques législateurs et militants d’organisations de la société civile, dont les nobles intentions et l’enthousiasme excèdent l’influence réelle. Il en va de même de la pression occidentale exercée sur nos gouvernements, car nos gouvernements trompent l’Occident en embellissant les faits et en poursuivant la farce jusqu’à ce que l’avion] de l’officiel occidental quitte l’aéroport et que tout redevienne comme avant.

Tout cela arrive alors que la virilité connaît une crise profonde, non seulement dans [nos sociétés, mais à travers le monde. Il suffit de rappeler que les sociétés et les économies modernes ont rendu inutile la force physique, ainsi que les valeurs qui étaient longtemps associées à la virilité et qui sont désormais obsolètes. Lorsque le système éducatif, le marché du travail et les médias s’efforcent d’intégrer les femmes et les encouragent à sortir de chez elles, cela jette de l’huile sur le feu de la fureur masculine déjà ardente.

Ajoutez à cela le déclin actuel des lumières et de la modernité et nous découvrons que le « mâle macho » utilise la rhétorique et les comportements les plus méprisables pour protéger l’ordre du vieux monde et son statut privilégié.

Cependant, alors que les Britanniques, et pas seulement eux, envisagent d’inclure l’hostilité et la haine envers les femmes à la catégorie des crimes de haine, nous, dans cette partie du monde, ne trouvons aucun appui pour nous aider à affronter la barbarie croissante : ni les normes morales, ni les politiques, ni les lois n’ont le moindre effet. Quant aux députés de la nation arabe, élus pour adopter des lois et limiter le pouvoir brutal qu’exerce l’exécutif sur nous, permettez-moi de dire que Marouni et Agina ne sont même pas les pires du lot.

Dans cette situation, une seule chose nous fait perdre le sommeil : que devons-nous faire de ce fardeau appelé « femmes » ?

Traduit et publié sur Memri TV

Il faut dire que le verset 4.34 du Coran reporte :

Extrait du verset 4.34 du coran:

…]Et quant à celles dont vous craignez la désobéissance, exhortez-les, éloignez-vous d’elles dans leurs lits et frappez-les. Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez plus de voie contre elles, car Dieu est certes, Haut et Grand !

Il est de mon devoir aussi reporter les explications que donnent des “experts” musulmans sur ce verset:

Le site Ouktiasma – Islamic awakening – qui dénonce les faux préjugés sur l’islam a analysé ce verset et nous donne sa théorie.

Je vous laisse le soin de juger par vous-même:

http://zanoubya123.typepad.com/blog/2008/11/aucun-verset-du-coran-donne-le-droit-de-battre-sa-femme.html

Nicole Touati

Image reprise sur e site:

https://i1.wp.com/herbedeprovence.free.fr/2009/091127-femmebattue.jpg

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