Les Vérités de Nicole Touati

Et si Hillary Clinton gagnait?

Donald Trump peut plaire ou ne pas plaire, il s’exprime de manière rude, ne mâche pas ses mots, ne pratique certainement pas le politiquement correct mais ce qui est certain, c’est que jamais dans l’histoire des états Unis, une campagne médiatique aussi puissante contre un candidat à la présidentielle n’a esisté.

Des gens sans scrupules qui n’hésitent même pas à lui prêter des phrases qu’il n’a jamais prononcé ou prendre au mot n’importe quelle expression relève simplement de malhonnêteté.

Le président Obama a lui aussi attaqué avec une virulence extrême et à maintes reprises Trump en portant des jugements personnels, du jamais vu dans l’histoire américaine.

Le président Hollande n’a pas perdu l’occasion de se ridiculiser en prenant position contre Trump, ce qui est inadmissible.

Certains membres du parti républicain ont pris leurs distances de leur candidate t quelqu’un a même annoncé qu’il aurait voté pour la Clinton.

Enfin tout ce beau monde se trouve d’accord pour déclarer que la victoire de Trump serait un désastre mais que se passerait-il si la Clinton gagnait?

J’ai lu un article extrêment intéressant à ce sujet que je vous propose de lire. L’auteur a gentilmente accepté que je le publie et je l’en remercie.

Voici l’article de Guy Millère: Ce que signifierait l’élection d’Hillary Clinton

“ J’aimerais penser qu’un retournement va s’opérer, mais je dois dire que j’ai de moins en moins d’illusion. J’ai pensé que Donald Trump avait des chances d’être élu. Je veux parfois le penser encore. Mais les risques que la victoire aille à Hillary Clinton lors de l’élection présidentielle du huit novembre prochain aux Etats Unis sont très grands. Et il importe de voir ce que signifierait l’élection de Hillary Clinton.

D’abord, ce serait le triomphe de la corruption.

Hillary Clinton est le candidat à l’élection présidentielle le plus corrompu à s’être présenté à une élection présidentielle américaine. Hillary Clinton a accumulé une fortune personnelle en se vendant ouvertement, ce depuis qu’elle et son mari ont quitté la Maison Blanche en emportant le mobilier. Elle a, avec lui, et par l’intermédiaire de la Fondation Clinton, mis en place une machine à récolter de l’argent en échange de services politiques troubles, et cette machine n’a cessé de rapporter beaucoup d’argent.

Ensuite, ce serait le triomphe du crime.

Hillary Clinton n’a cessé d’accumuler les cadavres depuis le début de sa carrière politique. Cela a commencé avec l’affaire Whitewater et avec le suicide très suspect d’un certain Vince Foster qui, en 1993, a permis presque miraculeusement aux Clinton de se tirer d’affaire, et cela s’est prolongé jusqu’aux quatre morts de Benghazi à l’automne 2012, et à l’exécution en Iran ces jours derniers de Shahram Amiri, un scientifique iranien qui a coopéré avec les Etats Unis et qui a été accusé d’espionnage par le régime des mollahs parce que son nom figurait dans des documents qui sont passés par le serveur e-mail non sécurisé de Hillary Clinton, au temps où elle était Secrétaire d’Etat.

Ce serait ensuite le triomphe d’un comportement qui relève de la haute trahison.

Le directeur du FBI a bien voulu qualifier le comportement d’Hillary Clinton de « négligence extrême », mais il s‘agissait de bien davantage : laisser circuler des secrets d’Etat par des emails envoyés d’un serveur non sécurisé équivaut à laisser tomber ces secrets d’Etat aux mains de puissances ennemies. Une loi américaine qualifie cela non seulement de haute trahison, mais d’espionnage : cette loi n’a pas été appliquée, et c’est bien plus qu’un scandale.

Est sous jacent à la corruption, au crime et à la haute trahison, le fait qu’Hillary Clinton est une femme sans aucun scrupule lorsqu’il s’agit pour elle de se vendre. Elle appartient à des hommes d’affaires et à des financiers qui attendent des services si Hillary Clinton accède à la Maison Blanche et qui ont pour cela mis deux milliards de dollars dans sa campagne présidentielle. Elle appartient aussi à des régimes étrangers dont la liste n’est pas connue, ou pas entièrement : on y trouve des régimes islamiques, entre autres.

Une présidence Hillary Clinton serait une présidence crapuleuse, absolument et totalement.

Jamais, même au temps de l’idolâtrie envers Obama, les grands médias américains n’ont à ce point fait campagne pour un candidat

L’élection de Hillary Clinton serait en outre le signe que le mensonge et l’éthique n’ont plus aucune importance pour la majorité des électeurs américains : chacun sait aux Etats Unis qu’Hillary Clinton ment sans cesse et n’a aucune éthique (soixante dix pour cent des gens en moyenne, dans les sondages, disent que c’est une menteuse indigne de la moindre confiance), et que tant de gens soient prêts à voter pour elle tout en sachant ce qu’ils savent est davantage qu’inquiétant.

L’élection de Hillary Clinton montrerait que la propagande médiatique à dose intensive produit des résultats, et que les électeurs peuvent être lobotomisés en masse : de fait, ce à quoi on assiste depuis la fin de la convention démocrate est une entreprise de lobotomisation. Jamais un candidat n’a été trainé dans la boue et diffamé au point où Donald Trump l’a été et l’est encore au moment où j’écris ces lignes. Jamais, même au temps de l’idolâtrie envers Obama, les grands médias américains n’ont à ce point fait campagne pour un candidat.

Les erreurs et les mensonges, les trahisons et les manipulations de Hillary Clinton sont totalement ignorés sur CNN et d’autres chaines. Le moindre écart verbal de Donald Trump est gonflé dans des proportions invraisemblables, et les propositions effectuées par Donald Trump sont ignorées ou outrageusement caricaturées. Si la propagande médiatique fonctionne, cela voudra dire que la démocratie américaine est quasiment morte, et qu’une dictature de la gauche, aux allures de 1984 soft, a pris place.

L’élection de Hillary Clinton montrerait aussi que la société américaine a basculé : Hillary Clinton s’appuie sur deux électorats, celui des minorités ethniques dont les voix sont achetées par le bais d’assistances sociales, et celles des jeunes bobos passés par l’université, et dont le cerveau a été soigneusement essoré. Si ces deux électorats, qui ont déjà porté Obama au pouvoir et lui ont permis d’être réélu assurent la victoire d’Hillary, ce sera sans doute irréversible.

Hillary régularisera des immigrants clandestins appartenant aux minorités, et en fera de nouveaux électeurs. Elle renforcera le pouvoir des professeurs qui essorent les cerveaux. La dictature de la gauche apparaitrait comme une réalité plus concrète encore.

L’élection de Hillary Clinton signifierait que le parti républicain est à l’agonie et que le mouvement conservateur américain est à l’agonie lui aussi.

Les symptômes de cette double agonie sont d’ores et déjà flagrants. Nombre de républicains ne soutiennent pas le candidat républicain, et certains d’entre eux trahissent ouvertement leur camp, montrant ainsi qu’ils ne sont plus républicains, et que l’appellation RINO, Republicans In Name Only est bien trop gentille pour les qualifier. Que ces gens préfèrent une femme comme Hillary Clinton devrait leur faire honte, mis ils n’ont apparemment aucun sentiment de honte.

Nombre de conservateurs, au nom de la pureté du conservatisme, font tout pour faire élire la pire ennemie du conservatisme, pour qu’elle fabrique de nouveaux électeurs démocrates et rende la domination démocrate irréversible. Je doute sérieusement de leur intelligence.

En cas d’élection de Hillary Clinton, le parti républicain sera en ruines, le conservatisme américain sera en lambeaux, et les conservateurs purs pourront se réunir entre eux pour ressasser leur pureté, mais en marge de la vie politique américaine. Je dirais qu’ils pourraient se réunir dans une cabine téléphonique si les cabines téléphoniques existaient encore.

Le programme de Hillary Clinton, si elle est élue, signifiera l’entrée des Etats Unis dans un crépuscule post-américain.

Le poids des Etats Unis dans le monde continuera à diminuer et l’hégémonie américaine appartiendra clairement au révolu. Sur un plan intérieur, les pauvres seront plus nombreux qu’ils le sont déjà, les classes moyennes continueront à s’éroder, le pouvoir des milliardaires du crony capitalism s’accentuera.

Il restera une Amérique porteuse des traditions américaines. Elle s’estompera. Je continuerai d’aimer cette Amérique là, envers et contre tout, et je continuerai à tenter de vivre en elle, parce qu’elle aura été la lumière du monde pendant des décennies, et parce que, même si la lumière devait en venir à s’éteindre, je resterais attaché à la lumière.

Donald Trump vient de définir un programme économique digne de ce que fut le programme de Ronald Reagan, et à même de permettre aux Etats Unis de renouer avec la croissance, le dynamisme et l’esprit d’entreprise. Hillary Clinton définit un programme socialiste, pire que celui énoncé par Obama en 2008 et 2012 : quel programme suscite l’enthousiasme des grands médias américains ? Vous l’aurez deviné.”

Guy Millière, (spécialisation : économie, géopolitique). Titulaire de trois doctorats, il est professeur à l’Université Paris VIII Histoire des cultures, Philosophie du droit, Economie de la communication

Maître de conférences à Sciences Po, ainsi que professeur invité aux Etats-Unis.

Il collabore à de nombreux think tanks aux Etats-Unis et en France.

Eloquent, ne trouvez vous pas?

Nicole Touati

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